

Xerjoff
Alexandria 2 Anniversary
L'Histoire
Alexandria II est l'hommage de Xerjoff à l'art ancien de la parfumerie arabe et à Alexandrie elle-même, carrefour du commerce et des cultures. L'édition Anniversary conserve en fond l'oud laotien, la matière que tout le reste de la composition est conçu pour porter.


Oud
Ce que produit un arbre quand il est blessé
Un bois dense et résineux, à l'odeur chaude et légèrement médicinale, porté par une fumée cuirée teintée d'animal et, en dessous, une note sucrée aux accents presque d'étable. Ancien et ténébreux, il enveloppe la peau de quelque chose d'épais, d'une puissance tranquille.


Poudré
Murmure feutré d'une peau apprêtée
Une douceur veloutée et un peu sèche de racine d'iris, de violette et de talc fin, comme une poudre de riz ou du linge propre réchauffé par la peau. Intime, raffinée et nostalgique, elle fond un parfum en une brume douce et capitonnée.


Aromatique
Herbes froissées dans l'air frais
La fraîcheur verte et camphrée de la lavande, du romarin, de la sauge et du thym, comme des herbes meurtries entre les doigts. Propre, vivifiante et un brin austère, elle est l'épine dorsale nette d'une fraîcheur classique de barbier.

Épicé frais
Morsure fraîche du poivre concassé
Poivre rose, cardamome et gingembre, une épice qui picote plutôt qu'elle ne réchauffe. Elle pétille en tête de composition, sèche et facettée, plus proche du poivre concassé et d'une gousse de cardamome fendue que de quoi que ce soit qui mijote en cuisine. Lumineuse, jamais réconfortante.


Musqué
Souffle tiède d'une peau propre
Une chaleur douce, légèrement animale, qui sent la peau propre et le linge fraîchement séché, intime et à peine sucrée. Elle vibre en sourdine sous un parfum, telle une seconde peau que l'on ne perçoit que lorsqu'on se tient déjà assez près pour la saisir.


Animal
Peau, fourrure et quelque chose d'encore un peu sauvage
Une note musquée brute, à la température du corps, qui évoque la peau, les cheveux et la fourrure, tantôt douce et poudrée, tantôt vive et vaguement sauvage. Au mieux, on ne sait plus où s'arrête le parfum et où commence la personne qui le porte. Au plus fort, c'est elle qui fait reculer certains.


Lavande
Bleu herbacé et frais d'un coteau ensoleillé
Ce que c'est
Les sommités fleuries sont coupées en pleine floraison et partent directement à l'alambic, où les épis violets livrent une huile pâle. L'extraction aux solvants donne, elle, une absolue plus sombre. La Provence et la Bulgarie en fournissent l'essentiel.
Son odeur
Vive et verte au départ, presque mentholée, avec un souffle frais et camphré sur une tendre douceur florale. En séchant, elle se fait plus chaude : foin, vanille légère, calme poudré. La vraie lavande est plus ronde et plus douce que le lavandin, son hybride.
En parfumerie
Associée à la mousse de chêne, à la coumarine et à la fève tonka, elle donne une fougère, la structure des salons de barbier à l'origine d'innombrables masculins aromatiques. La lavande va de la tête jusqu'au cœur, rafraîchit les floraux lumineux et adoucit les eaux de Cologne aux agrumes.
Bon à savoir
Les champs de Provence que photographient les touristes sont surtout du lavandin, un hybride stérile qui donne bien plus d'huile à l'hectare. La vraie lavande, elle, recule vers les hauteurs : une maladie bactérienne transmise par des insectes suceurs de sève a repoussé les cultures vers des altitudes plus fraîches.


Rose de Bulgarie
Le souffle frais de l'aube sur la Vallée des Roses
Ce que c'est
Des roses de Damas, autour de Kazanlak, dans la vallée à laquelle la Bulgarie a donné leur nom. Il faut trois à quatre tonnes de fleurs dans l'alambic pour un seul kilo d'otto de rose. L'extraction au solvant donne un absolu d'un rouge profond.
Son odeur
Perlée de rosée et d'un éclat citronné en tête, puis le miel, puis une épice veloutée en dessous. C'est la plus limpide des deux grandes roses de Damas. Laissez-lui le temps : une chaleur de clou de girofle affleure, avec quelque chose de cireux, proche du thé noir.
En parfumerie
C'est sa transparence que les parfumeurs recherchent : elle garde sa forme à côté du patchouli, de l'oud, du santal ou d'une note fruitée comme le litchi, et la plupart des grands parfums à la rose s'appuient sur elle.
Bon à savoir
La récolte tient en trois ou quatre semaines, de la mi-mai à juin, et c'est tout pour l'année. Les cueilleurs sont dehors avant le lever du soleil, car la chaleur du jour chasse l'huile. Laissé au frais, l'otto cristallise dans le flacon.
Cumin
L'épice qui sent l'humain
Ce que c'est
Cuisinez-le et c'est une épice de cuisine. Distillez-le et il se rapproche d'un corps. Les graines en forme de croissant renferment du cuminaldéhyde, un seul composé qui fait les deux métiers : celui de la cuisine et celui de la chair.
Son odeur
Chaud, poussiéreux et vert en tête, puis indéniablement peau. Une trace se lit comme la chaleur d'une clavicule. Un peu plus, et c'est une chemise portée deux jours de suite. Dessous se cache quelque chose de noiseté et étrangement réconfortant.
En parfumerie
Les parfumeurs le limitent à des fractions de pour cent, au cœur, où il glisse un pouls charnel sous la rose, le cuir, le labdanum et la fleur d'oranger. Il réchauffe plusieurs classiques orientaux. Une goutte de trop suffit à faire basculer toute la formule.
Bon à savoir
Le cuminaldéhyde est si proche d'un composé de la sueur humaine que personne n'y reste indifférent : la même peau, la même dose, et l'un y lira l'intimité tandis que l'autre y lira le linge sale.


Cardamome
Épice verte qui s'ouvre sur une chaleur citronnée
Ce que c'est
Les cueilleurs prélèvent les capsules avant maturité, ce qui impose de le faire à la main. Une cousine du gingembre, venue des forêts du sud de l'Inde et aujourd'hui largement cultivée au Guatemala. Ce sont les graines qu'elle renferme que l'on distille.
Son odeur
Fendez-en une : un élan frais d'eucalyptus s'élève au-dessus du poivre chaud, du zeste de citron et d'un peu de résine de pin. On y trouve aussi une note de pain légèrement fumée, l'odeur du thé chaï. Vive et pétillante d'abord, puis douce et balsamique.
En parfumerie
Elle se place entre la tête et le cœur, une étincelle épicée qui reste fraîche et permet à une composition de glisser des agrumes vers l'ambre boisé sans la lourdeur du clou de girofle ou de la cannelle. La rose, le cuir et l'oud s'en accommodent tous très bien.
Bon à savoir
La capsule est un emballage. Fermée, elle garde l'huile intacte ; fendue, elle laisse aussitôt l'arôme s'échapper, c'est pourquoi les distillateurs travaillent vite et pourquoi la cardamome moulue d'avance n'est que le fantôme de la capsule entière.

Oud
La résine distillée et l'accord qui l'imite
Ce que c'est
Un bois de cœur résineux, et l'huile que l'on en distille. Un seul mot recouvre les copeaux brûlés sur des braises, les attars qui changent selon l'espèce, le sol et l'alambic, et les accords boisés-ambrés conçus pour les imiter. L'essentiel de l'oud du commerce, c'est l'accord.
Son odeur
Une huile distillée évolue : fermentée, aux accents de basse-cour, puis cuir, fruits secs, miel, puis résine et peau chaude, rarement identique deux fois au cours d'une soirée. Un accord, lui, reste immobile. Sec, fumé, médicinal, inchangé de la première minute à la dernière.
En parfumerie
Les collectionneurs courent après les régions comme les amateurs de vin après les terroirs : le Hindi fécal, le Cambodi fruité, le Bornéo camphré, et au-dessus de tous le kyara, la qualité la plus rare et la plus prisée. L'accord existe parce que rien de tout cela ne peut se reproduire à grande échelle.
Bon à savoir
L'Aquilaria est inscrit à l'annexe II de la CITES, qui encadre le commerce sans l'interdire. Copeaux, perles et sculptures circulent sous permis. Pas le flacon fini posé sur une étagère.


Civette
Chaleur animale qui fait s'épanouir les fleurs avec indécence
Ce que c'est
Une pâte que l'on racle dans une poche située sous la queue de la civette d'Afrique, un animal nocturne à l'allure de chat, avant de la mettre en teinture dans l'alcool. Presque toute la civette employée aujourd'hui en parfumerie est de la civetone, fabriquée en laboratoire.
Son odeur
Non diluée, elle choque : fécale, indolique, plus proche de l'étable souillée que du parfum. À l'état de traces, elle devient miellée et cuirée, chaude comme la peau, avec un sourd bourdonnement de tabac. Le passage du repoussant au séduisant tient entièrement à la dilution.
En parfumerie
Les parfumeurs l'emploient à l'état de traces, en fond et comme fixateur, pour que le jasmin et la rose semblent éclore sur un corps vivant plutôt que dormir dans un flacon. Les chypres et les orientaux animaux s'en nourrissent.
Bon à savoir
En Éthiopie, on encage et on racle encore des animaux pour l'obtenir, à petite échelle, des décennies après que le laboratoire a rendu cette pratique inutile. Et il ne s'agit pas de la civette palmiste à l'origine du café kopi luwak : même famille, animal différent.


Ambre
Un éclat résineux et chaud, composé et non récolté
Ce que c'est
L'arbre à ambre n'existe pas. Les parfumeurs composent cette odeur à partir du labdanum, la gomme collante qui suinte d'un ciste méditerranéen sous la chaleur de l'été, avec du benjoin et de la vanille. La sève fossilisée des vitrines de musée, elle, est inodore sur la peau.
Son odeur
Miellé et légèrement animal au départ, il se pose ensuite sur une chaleur dorée et poudrée : cire d'abeille, vieux tabac, cuir patiné, un fil de fumée en dessous. Il reste près de la peau plutôt que d'emplir la pièce.
En parfumerie
Il se loge dans le fond et maintient en place tout ce qui se trouve au-dessus ; c'est pourquoi les compositions orientales s'appuient tant sur lui. La vanille et le patchouli le tirent vers le sucré ; davantage de résine, d'épices et d'herbes sèches le rendent austère.
Bon à savoir
Le mot désignait autrefois l'ambre gris, la sécrétion cireuse du cachalot, et la confusion ne s'est jamais dissipée. Aujourd'hui, le métier emploie « ambre » pour deux choses : cet accord résineux, presque toujours végétal et synthétique, et les substituts de l'ambre gris comme l'Ambroxan.

Iris
Poudre de violette issue d'une racine séchée pendant des années
Ce que c'est
Un iris cultivé pour ses racines, et non pour ses fleurs, sur les collines de Toscane. Les rhizomes sont arrachés, séchés, puis laissés trois à cinq ans avant d'être broyés et distillés à la vapeur en un beurre cireux couleur ivoire.
Son odeur
Frais et poudré, une violette sans la moindre douceur, plus proche de la poudre de riz et d'un suède souple que d'une fleur. Carotte crue et farine, terre humide en dessous, et un léger éclat métallique par-dessus le tout.
En parfumerie
Les parfumeurs l'emploient pour le corps : une touche en cœur ou en fond arrondit les floraux acérés et les bois bruts, et laisse une trace poudrée. La violette, la rose et l'ambrette l'accompagnent, et il sous-tend tous les grands parfums à l'iris.
Bon à savoir
Fraîchement arrachée, la racine sent le vert et l'âcre, rien d'une violette. Les irones se forment à mesure que le rhizome séché s'oxyde : ce sont donc les années qui font la violette, pas la plante. Une tonne donne deux kilos de beurre.
Huile de cypriol ou nagarmotha
Une mauvaise herbe tenace qui sent l'oud
Ce que c'est
Ce souchet se comporte comme une mauvaise herbe, tenace et indésirable. Ses racines, séchées puis distillées à la vapeur, donnent une huile épaisse et sombre : c'est ainsi qu'une plante nuisible est devenue l'une des matières sombres les plus prisées de la parfumerie. En Inde, on l'appelle nagarmotha.
Son odeur
Du vétiver et du patchouli croisés avec du tabac sec et du bois carbonisé, puis frottés d'une touche cuirée. Il a un mordant de poivre noir qui vient de la rotundone, et il porte loin : diffusif, résineux, encore présent des heures plus tard.
En parfumerie
Il se place en fond et remplit deux fonctions : fixateur, et cœur sombre aux accents d'oud d'une composition boisée, sans la moindre matière animale. Le vétiver, le patchouli, le safran, la rose et l'encens se posent tous volontiers par-dessus.
Bon à savoir
C'est à la rotundone que la syrah doit son caractère poivré, et elle compte parmi les composés les plus odorants de cette huile. Même molécule, même mordant, d'un côté dans un verre de vin, de l'autre dans un flacon de parfum.
Absinthe
Herbe argentée amère de l'absinthe et du vermouth
Ce que c'est
Le cœur vert et amer de la liqueur d'absinthe, et du vermouth traditionnel aussi : un arbuste argenté au feuillage finement découpé, dont les sommités fleuries et les feuilles donnent à la distillation une huile sombre, riche en thuyone.
Son odeur
Vive, froide et d'une amertume implacable, avec en tête un picotement camphré teinté d'anis et, dessous, un léger murmure de camomille bleue. Plus bas encore, un bois chaud et médicinal. Pensez sauge écrasée et armoise, jamais rien de sucré.
En parfumerie
Elle agit de la tête jusqu'au cœur, aiguisant fougères et chypres d'une morsure verte et d'un signal absinthe reconnaissable entre tous. La lavande, les agrumes, le jasmin et la mousse de chêne s'en accommodent bien, et on la dose à l'état de traces.
Bon à savoir
C'est la thuyone qui a fait la sulfureuse réputation de la plante. Réglementée dans l'alimentation, elle a longtemps été tenue pour responsable de la prétendue folie liée à l'absinthe, alors que la science moderne désigne sans ambiguïté l'alcool. Wermut, le nom allemand de la plante, a donné le mot vermouth.


Menthe
Deux menthes, l'une glacée, l'autre douce
Ce que c'est
Deux plantes, deux rôles bien distincts. La menthe poivrée renferme du menthol : elle paraît froide. La menthe verte renferme à la place de la carvone : elle paraît douce, ronde et herbacée. Toutes deux sont distillées à la vapeur à partir des feuilles et des sommités fleuries, et remplacer l'une par l'autre change tout.
Son odeur
La menthe poivrée est perçante et glacée, avec une arête camphrée qui vous dégage la tête, que vous l'ayez demandé ou non. La menthe verte est plus tendre : sucrée, légèrement fruitée, sans morsure froide. Toutes deux commencent vertes et aqueuses, puis se posent en un murmure herbacé et net.
En parfumerie
Une note de tête, et fugace : elle traverse en un éclair les fougères, les eaux de Cologne et les masculins frais, puis disparaît. La menthe poivrée se charge des ouvertures vivifiantes. Toutes deux s'accordent avec la lavande, le basilic, les agrumes et, de façon moins évidente, le chocolat.
Bon à savoir
Le menthol ne refroidit rien. Il active les récepteurs nerveux qui signalent le froid, si bien que votre cerveau perçoit du froid là où il n'y en a pas. C'est l'astuce du dentifrice et du chewing-gum, et la menthe verte en est incapable.
Sauge sclarée
Brume herbacée ambrée avec un souffle vineux
Ce que c'est
Coupée en fleur, cette grande bisannuelle de la famille de la menthe est distillée à la vapeur à partir de ses sommités et de ses feuilles ; on en tire aussi une concrète et une absolue plus lourdes. Rien dans la plante ne laisse deviner ce que la parfumerie en fait.
Son odeur
D'abord verte, aux accents de foin, avec une pointe noisetée et quelque chose de nettement vineux, comme si l'on avait laissé l'herbe fermenter. Dessous court un musc propre. En séchant, elle devient chaude, ronde, d'une légère douceur de tabac.
En parfumerie
Les parfumeurs la placent entre la tête et le cœur, où elle apporte de la rondeur et retient un peu plus longtemps les notes volatiles. C'est la colonne vertébrale discrète de la fougère, aux côtés de la lavande, de la bergamote et de la mousse de chêne dans les classiques des salons de barbier.
Bon à savoir
La sauge sclarée fournit le sclaréol, point de départ naturel de l'Ambrox, la molécule de synthèse qui remplace l'ambre gris dans la parfumerie moderne. Une herbe des champs soutient ainsi toute la famille ambrée. Son nom anglais, clary, vient de « clear-eye », l'œil clair, un ancien remède contre les yeux irrités.


Santal australien
Cousin plus sec et résineux des bois laiteux
Ce que c'est
On arrache l'arbre de terre plutôt que de l'abattre : ses racines renferment l'huile la plus riche. Hémiparasite des pâturages arides de l'Australie occidentale, il est réduit en copeaux puis distillé à la vapeur pendant plusieurs jours.
Son odeur
Plus sec et plus vif que le bois indien, avec une arête résineuse, légèrement amère, là où l'on attend de la crème. Un baume doux et lacté repose en dessous, un peu d'épice, un peu d'ambre. Au séchage, il devient lisse comme du suède et tient des heures.
En parfumerie
En fond, il tient tout le reste en place, adoucit les floraux tranchants et approfondit la rose, l'ambre et l'encens. Le vétiver et le patchouli sont ses partenaires naturels. Il remplace le santal de Mysore, espèce vulnérable, et son approvisionnement est traçable.
Bon à savoir
La colonie en vivait. Dans les années 1840, le santal était la première source de revenus d'exportation de l'Australie occidentale, expédié vers les marchés de l'encens en Asie des décennies avant que quiconque n'en distille l'huile. L'essentiel est encore prélevé dans les pâturages sauvages, sous un quota fixé par l'État.


Vanille
Gousses d'orchidée affinées, crème anglaise et fumée légère
Ce que c'est
Les gousses vertes qui se détachent de la liane d'orchidée ne sentent presque rien. Le parfum se fabrique, il ne se trouve pas : des mois de blanchiment, d'étuvage au soleil et de séchage lent avant que la vanilline n'apparaisse. Le Mexique d'abord, Madagascar aujourd'hui.
Son odeur
La crème anglaise et le caramel d'abord, puis quelque chose de plus sombre en dessous : des fruits secs et un fil de fumée de tabac. Elle devient poudrée en séchant et reste près de la peau. Une vraie vanille affinée paraît plus profonde que la vanilline seule.
En parfumerie
Les parfumeurs s'en servent pour arrondir les angles. Tout ce qui est trop vif, trop vert, trop austère gagne en chaleur et en corps sur un fond de vanille, c'est pourquoi elle ancre tant de compositions orientales et gourmandes, aux côtés de la tonka, de l'ambre, du bois de santal et des épices.
Bon à savoir
Chaque fleur ne s'ouvre qu'un seul jour. Passé ce jour, pas de gousse : toutes sont donc pollinisées à la main, selon une technique mise au point par Edmond Albius, un garçon de douze ans réduit en esclavage à La Réunion. Aujourd'hui, l'arôme vanille est en majorité synthétique.

Musc
Un seul mot pour deux matières entièrement différentes
Ce que c'est
Deux choses répondent à ce nom. Une famille de muscs de synthèse, conçus pour apporter chaleur et douceur, assure aujourd'hui l'essentiel du travail en parfumerie. Le musc de cerf est la voie la plus ancienne, et la tradition des attars repose encore sur lui.
Son odeur
De près, le musc de cerf est animal et lourd, puis devient chaud, sucré et rayonnant comme une peau dès qu'on le dilue jusqu'au murmure. Les muscs de synthèse sont plus propres : linge repassé à chaud, coton tiède, la peau plutôt que la fourrure.
En parfumerie
Le musc est le socle sur lequel repose une composition : il fixe ce qui se trouve au-dessus, prolonge la tenue et ajoute cet éclat de seconde peau. Un litchi ou une rose en cache souvent un en dessous, qui retient le fruit bien après le moment où il aurait dû s'effacer.
Bon à savoir
Un même flacon peut rayonner sur vous et ne sentir presque rien sur votre voisin. Un grand nombre de personnes ne perçoivent pas du tout certains muscs de synthèse, une particularité appelée anosmie spécifique.
Caractère Olfactif
La lavande et la rose de Bulgarie s'ouvrent ensemble, aussitôt épicées par le cumin et la cardamome, tandis que des éclats herbacés de menthe et de sauge sclarée scintillent en lisière. L'oud, la civette et l'iris donnent au cœur sa profondeur animale, résineuse et d'une grandeur assumée. Le santal australien, la vanille et le musc tiennent le fond des heures durant, moelleux et lents à se consumer.
À Porter
Pensé pour l'hiver et l'automne à la nuit tombée, à l'aise dans les pièces éclairées à la bougie et lors des occasions habillées, là où l'oud laotien, sous la rose, trouve l'air froid dont il a besoin pour porter.
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L’Atmosphère
La Maison
Le maximalisme italien comme il se doit, en décants qui laissent l'or faire ses preuves.
Xerjoff est conçu pour remplir une pièce et y rester, brillant et sûr de lui, une entrée plutôt qu'un murmure. Il y a beaucoup de douceur et beaucoup de brillance, mais un vrai savoir-faire se cache sous l'éclat, et l'écart entre la première impression tapageuse et la façon dont une composition s'installe au fil d'une soirée est exactement ce qui justifie l'échantillonnage.
- Origine
- Turin, Italie
- Fondée en
- 2007
- Connue pour
- Naxos, Alexandria II, tabac miellé


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