






Amouage
Interlude 53
L'Histoire
Interlude 53 est un parfum pur à 53 pour cent, et ce chiffre est tout l'enjeu de cette édition. Amouage a conçu les Exceptional Extraits en retournant vers chaque parfumeur d'origine et en laissant le concentré vieillir plusieurs mois dans sa manufacture, ce qui, sur une composition déjà connue pour sa fumée et sa résine, donne un résultat plus proche du solide que du liquide.

Ambre
Résine chauffée jusqu'à devenir sucrée
Labdanum, benjoin et vanille fondus ensemble en une matière sucrée mais sombre, comme une sève d'arbre amollie au soleil, traversée d'un fil de fumée d'encens. L'ambre ne scintille pas et n'élève pas la voix. Il reste près de la peau et diffuse sa chaleur pendant des heures.


Fumé
Bois calciné et braises qui s'élèvent
L'odeur sèche et calcinée du bois qui brûle, de l'encens qui se consume et de la cendre qui s'attarde, tantôt goudronneuse, tantôt ténue et grise. Ténébreuse et chargée d'atmosphère, elle évoque un feu mourant et un courant d'air frais qui emporte son dernier souffle.


Balsamique
Sève d'arbre devenue épaisse et dorée
Des résines d'arbre et de l'ambre doré, épaissis en sirop et effleurés de vanille. Il ne scintille pas, ne bouge pas : il se pose, réchauffe la peau comme la lueur d'une bougie réchauffe une pièce, et y demeure longtemps après que les notes de tête se sont tues.


Boisé
grain sec du bois fraîchement coupé
L'odeur des copeaux de cèdre, du santal et des racines sèches de vétiver, une chaleur poncée et résineuse au léger râpé de plumier. Ancré et posé, c'est l'épine dorsale tranquille qui rend un parfum sérieux et durable.
Épicé chaud
Braises rougeoyantes du tiroir à épices
La chaleur ronde de la cannelle, du clou de girofle et de la muscade, sèche et légèrement résineuse, plus placard de pâtissier que cuisine aux arêtes vives. Elle diffuse une chaleur enveloppante qui fait monter le rouge aux joues, intime, faite pour les jours frais, et qui étreint la peau de l'intérieur.

Épicé frais
Morsure fraîche du poivre concassé
Poivre rose, cardamome et gingembre, une épice qui picote plutôt qu'elle ne réchauffe. Elle pétille en tête de composition, sèche et facettée, plus proche du poivre concassé et d'une gousse de cardamome fendue que de quoi que ce soit qui mijote en cuisine. Lumineuse, jamais réconfortante.
Origan
Herbe de coteau ensoleillé, piquante et chaleureuse
Ce que c'est
Une herbe de cuisine qui connaît une seconde vie. Les coteaux méditerranéens la font croître sauvage et brûlante ; la distillation à la vapeur des sommités fleuries séchées la concentre en une huile si vive qu'un parfumeur la mesure à la goutte.
Son odeur
Chaud, sec et médicinal, avec une morsure poivrée, presque camphrée. Sous la verdeur piquante perce une facette chaude et légèrement cuirée, proche du thym et de la sarriette. Rustique plutôt que doux, il s'estompe en un bourdonnement minéral et sec.
En parfumerie
Utilisé à l'état de traces, il apporte aux fougères et aux mélanges aromatiques-épicés une fraîcheur rustique, aux côtés du thym, de la lavande, de la sauge et de la sclarée. Sa chaleur phénolique aiguise les bases boisées et cuirées. On le retrouve dans les accords barbershop, jamais en note vedette.
Bon à savoir
Pendant la plus grande partie de son histoire, l'huile d'origan fut un désinfectant, pas un parfum : le carvacrol, la molécule responsable de son odeur, est un puissant antimicrobien. Ces mêmes phénols sensibilisent la peau, si bien que la dose reste infime et la note, rare.
Piment de la Jamaïque
Clou de girofle et poivre concentrés en une seule baie
Ce que c'est
Le piment de la Jamaïque, cueilli vert et séché dur. Les meilleurs arbres sont jamaïcains, et la baie est chargée d'eugénol, la même molécule qui donne au clou de girofle son mordant, si bien qu'elle se distille en quelque chose de bien plus chaud que sa taille ne le laisse penser.
Son odeur
D'abord le clou de girofle, puis la cannelle, puis un éclat de poivre noir. Une fraîcheur camphrée plane un instant au-dessus, avant que l'ensemble ne se pose, doux, boisé et balsamique, avec en dessous une pointe discrète de thé et de muscade.
En parfumerie
Il se niche au cœur d'une formule, apportant chaleur et élan aux fougères et aux mélanges ambrés. L'œillet, le laurier et le tabac l'accueillent bien. La plupart des classiques barbershop en portent une touche, juste derrière le clou de girofle.
Bon à savoir
Les colons anglais l'ont baptisé allspice (« toutes les épices ») vers 1621, convaincus qu'une seule baie renfermait à la fois la cannelle, le clou de girofle et la muscade. Cet eugénol est aussi le piège : il est restreint en parfumerie fine, si bien que l'huile s'y ajoute à la goutte.
Bergamote
Lumière d'agrume pétillante, avec une pointe d'amertume
Ce que c'est
Personne ne mange de bergamote. Le fruit est acide, plein de pépins, décevant, et la quasi-totalité de la production mondiale pousse sur une seule bande de côte calabraise, cultivée uniquement pour l'huile pressée à froid de son écorce verte.
Son odeur
Du zeste et une lumière verte dès la première seconde, puis quelque chose de plus rond que le citron : une douceur florale, presque de thé, posée sur une chaleur légèrement amère. Elle s'évapore vite. Ce qui demeure est un murmure discret, légèrement épicé.
En parfumerie
Elle définit l'eau de Cologne et coiffe presque toutes les fougères, aux côtés de la lavande et de la mousse de chêne. Les parfumeurs recherchent la première seconde lumineuse qu'elle offre, et c'est aussi son huile qui fait que l'Earl Grey sent l'Earl Grey.
Bon à savoir
Ce qui la fait pétiller peut aussi brûler. La bergamote contient du bergaptène, qui rend la peau hypersensible au soleil ; les parfumeurs en limitent donc la dose ou choisissent une qualité débarrassée de cette molécule.

Encens
L'odeur de la résine qui tombe sur le charbon ardent
Ce que c'est
Ce que vous sentez, c'est un changement d'état : la résine qui rencontre la chaleur. Il s'agit le plus souvent d'oliban, que laissent perler les Boswellia d'Oman et de la Corne de l'Afrique, et les parfumeurs arrondissent l'effet avec du labdanum et du styrax.
Son odeur
Frais et sec au départ, assez vif pour évoquer la térébenthine, puis la fumée arrive : poivrée, cendrée, légèrement sucrée. Il a quelque chose d'une église de pierre, savonneux et vaguement vert, et reste près de la peau.
En parfumerie
Il agit comme le silence dans une pièce. Du cœur jusqu'au fond, il rafraîchit les floraux, aiguise les bois et donne un poids rituel aux structures orientales et chyprées qui, sans lui, paraîtraient simplement riches.
Bon à savoir
Bien avant qu'on ne la porte, cette fumée comptait parmi les importations les plus coûteuses de l'Antiquité. Elle voyageait par les routes caravanières d'Arabie jusqu'aux temples du pourtour méditerranéen, où la brûler était tout l'enjeu : le parfum était l'offrande.


Ambre
Un éclat résineux et chaud, composé et non récolté
Ce que c'est
L'arbre à ambre n'existe pas. Les parfumeurs composent cette odeur à partir du labdanum, la gomme collante qui suinte d'un ciste méditerranéen sous la chaleur de l'été, avec du benjoin et de la vanille. La sève fossilisée des vitrines de musée, elle, est inodore sur la peau.
Son odeur
Miellé et légèrement animal au départ, il se pose ensuite sur une chaleur dorée et poudrée : cire d'abeille, vieux tabac, cuir patiné, un fil de fumée en dessous. Il reste près de la peau plutôt que d'emplir la pièce.
En parfumerie
Il se loge dans le fond et maintient en place tout ce qui se trouve au-dessus ; c'est pourquoi les compositions orientales s'appuient tant sur lui. La vanille et le patchouli le tirent vers le sucré ; davantage de résine, d'épices et d'herbes sèches le rendent austère.
Bon à savoir
Le mot désignait autrefois l'ambre gris, la sécrétion cireuse du cachalot, et la confusion ne s'est jamais dissipée. Aujourd'hui, le métier emploie « ambre » pour deux choses : cet accord résineux, presque toujours végétal et synthétique, et les substituts de l'ambre gris comme l'Ambroxan.

Opoponax
Myrrhe douce qui ronronne de miel, de baume et de vieux bois
Ce que c'est
La myrrhe douce naît d'une sève. Incisée, l'écorce d'un Commiphora de Somalie ou d'Éthiopie laisse couler une gomme qui durcit en larmes rougeâtres, distillées à la vapeur pour en tirer une huile ou lavées au solvant pour obtenir un résinoïde.
Son odeur
Plus rond et plus doux que la myrrhe, miellé plutôt que médicinal, avec un petit élan effervescent à l'ouverture. En dessous, il devient poussiéreux et légèrement animal, avec une pointe de champignon, sec comme du vieux bois. Pensez à un benjoin, plus sec et poudré.
En parfumerie
Une note de fond qui sert aussi de fixateur, retenant les autres matières tout en donnant aux accords ambrés leur éclat miellé. Plus haut dans la composition, il peut relever un chypre. Le labdanum, la vanille, l'encens et la rose sont ses compagnons.
Bon à savoir
Deux plantes différentes répondent à ce nom. L'ancien opoponax européen était un parent méditerranéen du persil ; la résine vendue aujourd'hui aux parfumeurs provient d'un arbre africain sans aucun lien avec lui.

Labdanum
Résine ambrée collante grattée sur le ciste brûlé de soleil
Ce que c'est
L'été, un ciste méditerranéen exsude par ses feuilles une gomme sombre, assez collante pour vous souder les doigts. Pour la recueillir, les récolteurs font bouillir les branches ou les raclent, puis tirent de cette gomme brute une absolue et un résinoïde.
Son odeur
Une chaleur balsamique, puis du cuir, des fruits secs, du miel et une volute de fumée. L'ouverture évoque presque l'ambre gris. Des heures plus tard, il s'est fondu en un tabac brun et une peau patinée, et il tient toujours.
En parfumerie
Retirez le labdanum, et la plupart des accords ambre s'effondrent : c'est sur lui que l'on pose la vanille et le benjoin. Il fixe une formule, donne leur profondeur aux chypres et aux cuirs, et s'accorde avec la rose, la mousse de chêne et l'encens.
Bon à savoir
Avant la distillation, il y avait les chèvres. Tout l'été, les troupeaux broutaient dans les fourrés de cistes ; la gomme s'agglutinait dans leur barbe et sur leurs cuisses, et les bergers la recueillaient au peigne. Le labdanum est l'une des plus anciennes matières aromatiques encore utilisées.


Fumée
Cendre refroidie et un feu de bois deux champs plus loin
Ce que c'est
Personne ne distille la fumée. Elle est assemblée : écorce de bouleau consumée en goudron, huile de cade, bois de gaïac, un peu de thé lapsang souchong, et des phénols comme le gaïacol que le nez classe sous la mention brûlé.
Son odeur
Braises refroidies et papier roussi. Elle penche vers le goudronné et le cuiré, ou résineux comme l'encens, ou douce comme un feu de camp. Âcre au premier abord, elle se consume ensuite en une chaleur sèche qui s'accroche comme la fumée à un manteau de laine.
En parfumerie
Les parfumeurs la travaillent en fond, où elle joue le rôle de l'ombre dans un tableau. Le cuir, l'oud, le vétiver, l'encens et les bois secs s'assombrissent tous et s'éloignent un peu dès qu'un soupçon de fumée se glisse derrière eux.
Bon à savoir
La matière la plus convaincante du lot, le goudron de bouleau, contient des cancérigènes dans ses qualités brutes, ce qui en limite strictement l'usage. Ce qui entre aujourd'hui dans un flacon est une version rectifiée et épurée, appuyée par des phénols de synthèse.

Bois d'agar
Le cœur de bois blessé où naît l'oud
Ce que c'est
Blessez un Aquilaria et il se défend, inondant la plaie de résine jusqu'à ce que son bois pâle et inodore devienne dense. Brûlez-le ou distillez-le, et vous obtenez l'oud. Les deux mots désignent une seule et même chose, à des stades différents.
Son odeur
Sur un brûleur à charbon, il devient chaud et doux, une fumée boisée traversée de résine et d'épices. Le meilleur bois dérive vers le miel, l'encens et un souffle frais et camphré. Le bois plus jeune est plus vert, plus vif, plus proche d'une terre humide et fermentée.
En parfumerie
Pour l'essentiel, il ne devient jamais parfum : on le brûle tel quel, du bakhoor du Golfe à l'encens japonais. L'Aquilaria est inscrit à la CITES, si bien que son commerce est encadré plutôt qu'interdit, et une bonne part de l'huile actuelle provient d'arbres de plantation inoculés.
Bon à savoir
La qualité se mesure au poids : les morceaux les plus gorgés de résine coulent dans l'eau, d'où ses noms en Asie de l'Est, qui signifient « encens qui coule ». Le plus rare, le kyara, est plus frais et plus doux que les autres, tenu pour presque sacré, et son prix est à l'avenant.


Cuir
Peau tannée, fumée et chaleur animale
Ce que c'est
Il n'existe pas d'huile essentielle de cuir. Les parfumeurs en reconstruisent l'odeur à partir de goudron de bouleau et de cade, de bois fumés distillés, de résines de styrax et de labdanum, d'isobutyl quinoléine et de molécules de type safraléine, faisant écho aux tanins et huiles jadis utilisés pour tanner les peaux.
Son odeur
Fumé, sec et animal, du suède neuf et souple à la vieille selle poisseuse. Les versions au goudron de bouleau évoquent la suie et le phénolé, presque le feu de camp et le pansement ; les accords de suède plus doux virent au poudré, au floral et à la chaleur de peau.
En parfumerie
Une note de fond qui donne épine dorsale et une arête charnelle. Elle se révèle surtout sous la rose et la violette, aux côtés du tabac et de l'oud, et un cœur floral posé sur du cuir devient indéniablement humain.
Bon à savoir
Le genre est né en Russie, où les bottes et les reliures de livres étaient traitées au goudron de bouleau, et le cuir russe évoque encore cette odeur. Les véritables huiles de tannage ont été largement restreintes pour des raisons de sécurité, si bien que les cuirs d'aujourd'hui sont des reconstructions.

Patchouli
Terre humide et bois sombre après la pluie
Ce que c'est
Personne ne pense à la menthe, et pourtant c'est bien sa famille : un arbuste feuillu dont les feuilles sont séchées puis laissées à mûrir, presque jusqu'à la fermentation, avant que la distillation n'en tire une huile épaisse et sombre comme un sirop.
Son odeur
Terre mouillée, sous-bois, vieille cave, avec en dessous une douceur vineuse. Jeune, l'huile peut se montrer vive et verte, presque camphrée. Vieillie, elle prend le chemin inverse, vers le chocolat et le cuir, et reste en place des heures.
En parfumerie
Presque rien ne retient une composition comme lui. Les chypres et les orientaux reposent sur cet ancrage, et quelques gouttes sous la rose, le vétiver ou le labdanum suffisent à maintenir l'ensemble sur la peau pendant des heures.
Bon à savoir
Au XIXe siècle, les châles du Cachemire voyageaient emballés dans des feuilles de patchouli séchées pour éloigner les mites, et les Européens apprirent à reconnaître un châle authentique à sa seule odeur. L'huile se bonifie avec le temps, ce que presque aucune huile essentielle ne fait, et s'adoucit comme un vin.


Santal
Bois crémeux, arraché jusqu'aux racines
Ce que c'est
L'huile la plus riche se trouve dans les racines : l'arbre entier est donc arraché, et non abattu, puis distillé à la vapeur. Mysore, dans le sud de l'Inde, en était la source classique, jusqu'à ce que des décennies de coupes excessives mènent les arbres sauvages au bord de la disparition.
Son odeur
Du lait et du bois chaud, avec une pointe rosée, presque beurrée, et rien de tranchant. Ce qui surprend, c'est à quel point il évolue peu : ni ouverture éclatante, ni coup de théâtre dans le fond, seulement la même lueur paisible pendant des heures.
En parfumerie
Il agit sur deux plans : comme odeur, et comme fixateur qui maintient la rose ou le jasmin en place. Le santal se classe aussi par qualités, et le bois de cœur ancien le plus sombre, le plus dense et le plus chargé en résine porte un nom à part : « viande rouge ».
Bon à savoir
Un bois de cœur digne d'être récolté met une trentaine d'années à se former. Des plantations de la même espèce en Australie-Occidentale fournissent aujourd'hui l'essentiel de l'huile mondiale, proche de la chimie de l'ancien Mysore, sans tout à fait en avoir le crémeux.
Caractère Olfactif
Une ouverture épicée et herbacée cède rapidement la place à un encens et un ambre volumineux ; l'opoponax et le labdanum ajoutent une profondeur collante et balsamique ; la base est fumée, cuirée et oudie, sombre et enveloppante.
À Porter
Un concentré fumé et résineux taillé pour les profondeurs de l'hiver et les soirées d'automne froides, son encens et son ambre se déployant à la nuit tombée, avec une présence généreuse pour les occasions habillées et raffinées.
Choisir les options







L’Atmosphère
Le Nez
Pierre Négrin
Parfumeur
Pierre Négrin est parfumeur indépendant, installé à Greenwich, dans le Connecticut, après treize ans chez Firmenich à New York. Il a cosigné Tom Ford Black Orchid avec David Apel et Ralph Lauren Polo Black avec Ellen Molner, et composé Amouage Interlude Man et Amouage Portrayal Man. Amouage Opus VII est de lui, avec Alberto Morillas.
Plus de ce nezElsewhere
La Maison
Encens et rose à l'échelle royale, à tester sans le pari de confiance qu'exige un flacon entier.
Amouage ne fait rien discrètement. Chaque flacon semble pensé pour une pièce qu'il faut mériter, hauts plafonds, encens dans l'air et lumière filtrant à travers quelque chose de précieux. La maison verse l'encens, la rose et l'oud comme si la réserve était infinie, et le résultat porte large et dure longtemps sans jamais verser dans le bruyant pour le seul plaisir de l'être.
- Origine
- Mascate, Oman
- Fondée en
- 1983
- Connue pour
- Encens, rose, oud


CHAQUE DÉCANT
Du flacon d'origine jusqu'à votre porte
Nous achetons le flacon d'origine au prix public, directement auprès de la maison.
Une seringue Socorex de qualité médicale prélève les millilitres exacts directement dans le flacon.
Glissé dans son coffret doré à chaud et confié à DHL, tous droits déjà réglés. Comment naît un décant







































